En NLB, quelle équipe s'est le plus renforcée à l'entre-saison?
Elite A : HC Bienne
Dino Stecher: «Une offre d’un club de NLB ne se refuse pas»
Entraîneur en chef des juniors-élites du HC Bienne depuis le début de cette saison, Dino Stecher fait le point avec Planète Hockey. Début janvier de cette année, il a signé un contrat comme entraîneur des GCK Lions, en NLB, pour la saison prochaine et quittera donc ses fonctions après une seule année passée dans le Seeland. Retour sur une saison difficile mais enrichissante pour l’ancien gardien de Fribourg Gottéron.
Bienne, Vincent Criblez
le 01/02/2010 à 14:56
Dino Stecher, alors que votre équipe se bat pour
son maintien en Elite A dans le tour de relégation, comment analysez-vous la
saison effectuée par vos juniors jusqu’à présent?
Globalement, je suis
satisfait. Nous avons connu un début de saison très difficile, mais on s’y
attendait. Il a fallu s’adapter au niveau de jeu des Elite A, qui est bien
plus physique et technique qu’un étage en dessous (ndlr: les juniors
biennois évoluaient encore en Elite B voici un an). Mais après les douze
premières parties, qui furent difficiles, nous avons montré que nous avions une
bonne équipe. Et cela continue puisque nous avons remporté six de nos dix
matches du tour de relégation.
A-t-il manqué beaucoup de choses pour accrocher le
tour final?
Honnêtement oui. Nous
sommes à notre juste place actuellement. Ce qu’il nous manque surtout, c’est la
profondeur de notre contingent. Il m’est arrivé de devoir composer avec 13-14
joueurs pour un match, rendez-vous compte.
Pourtant, cela ne vous a pas empêché de
«sortir» quelques talents, puisque des jeunes comme Gaëtan Haas,
Kaj Leuenberger ou Marco Vogt ont donné leurs premiers coups de lame en NLA cette saison...
Oui, le HC Bienne a la
chance de pouvoir compter sur de sacrés talents. Ces trois gars là méritent ce
qui leur arrive. Mais il reste du pain sur la planche, car même avec tout le
talent du monde on n’arrive nulle part sans travailler. A eux de rester sérieux
et ils y arriveront.
Un mot sur Gaëtan Haas, qui a marqué son premier
but en NLA contre les ZSC Lions voici deux semaines?
Je ne veux pas trop lui
faire de compliments, sinon il aura l’impression que tout sera facile pour lui (rires).
Non, sérieusement, ce gars est un très, très grand talent. Un talent hors
norme. Il a toutes les cartes en main pour réussir en tout cas.
Il devrait d’ailleurs être drafté en bonne
position cet été. Que lui conseilleriez-vous pour son avenir? Aller en
Amérique du Nord le plus tôt possible ou alors rester encore à Bienne afin de
parfaire sa formation de hockeyeur?
Je pense qu’il serait
mieux pour lui de rester à Bienne encore un moment. Ici, il a tout. Il a des
responsabilités sur la glace et en dehors, il a son environnement, ses copains.
Donc je lui conseillerais d’attendre un peu avant de traverser l’Atlantique.
A cet âge-là, il ne doit pas être évident pour ces
jeunes joueurs de concilier sport, études et vie sociale, non?
Oui, c’est en effet
difficile, ils doivent faire d’énormes concessions. Mais c’est à ce prix-là que
se fabrique une belle carrière. Et puis c’est à moi, l’entraîneur, de trouver le
bon dosage entre l’effort et la récupération.
Combien de fois par semaine s’entraîne un junior
Elite à Bienne?
En général, nous nous
entraînons entre trois et quatre fois par semaine, en plus des deux matches
programmés généralement le week-end. Et certains des nôtres s’entraînent en
plus avec la première équipe.
Concrètement, comment se passe la collaboration
avec la première équipe? Kent Ruhnke s’intéresse-t-il de près aux
performances de la relève?
En fait, j’ai un contact
quotidien avec Kevin Schläpfer, le directeur sportif du club. Il s’intéresse
beaucoup à nous, c’est normal. Kent Ruhnke lui dit quels sont ses besoins et
Kevin et moi nous en discutons. Cela fonctionne bien ainsi.
Pour parler un peu plus de votre personne, vous
avez décidé, au début de cette année, de signer un contrat comme entraîneur aux
GCK Lions pour la saison prochaine. Le travail d’entraîneur d’une équipe de
juniors-élites n’était-il pas assez gratifiant?
Vous savez, j’ai passé
une superbe saison à Bienne, sincèrement. J’ai pris beaucoup de plaisir à
coacher et former tous ces jeunes joueurs. Mais quand un club de NLB t’appelle,
tu n’hésites pas longtemps. Les places y sont tellement rares!
Après l’expérience plutôt réussie du côté d’Olten,
voilà que vous vous voyiez accorder une deuxième chance en NLB…
A Olten, cela s’est un
peu terminé en queue de poisson. Mon cas n’a été réglé qu’au mois de juin 2009,
vu que j’avais encore officiellement un contrat pour cette saison. Bienne était
alors ma meilleure opportunité à ce moment-là, et je ne regrette d’ailleurs
nullement mon choix.
Que peut-on vous souhaiter pour cette fin de
saison?
Que l’on gagne le plus de matches possible. Je veux
absolument que l’on accroche cette cinquième place du tour de relégation.
Après, il sera temps pour moi de tourner la page HC Bienne et de déménager du
côté du Zurich.
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