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Après le non-match de
l’acte II, beaucoup de monde avait imputé ce revers au retour au vestiaire prématuré de
Sébastien Bordeleau. Puisque les deux clubs ont finalement refusé
d’entrer dans le petit jeu de la vidéo (et sa charge n'aurait d'ailleurs pas été sanctionnée par le juge unique), le topscorer biennois était bien
présent dans l’alignement de Kent Ruhnke pour l’acte III.
Et bien figurez-vous, que
même avec Sébastien Bordeleau, le HC Bienne a une nouvelle fois failli à ses
obligations. Menés de trois longueurs après vingt minutes de jeu, les Seelandais
ont peut-être perdu plus qu’un match durant ce premier tiers-temps.
Tout d’abord, il y a eu
les largesses défensives qui ont permis à Eric Westrum d’ouvrir le score en
solitaire (4ème). Puis l’indiscipline, décidément chronique, qui a
permis à Zdenek Kutlak d’enfoncer le clou en avantage numérique (10ème).
Pour terminer, Ric Jackman déviait involontairement la rondelle avec son patin
dans son propre but (20ème), le tout, quelques secondes après que
Marco Truttmann, au terme d’un rush solitaire spectaculaire ne trouve le poteau
de Thomas Bäumle(19ème). Zéro à trois après vingt
minutes, même le plus optimiste supporter léventin n’y aurait pas rêvé!
La deuxième période
s’annonçait particulièrement indécise. Est-ce que le HC Bienne allait continuer
de se morfondre dans un jeu d’une affligeante faiblesse? Ou est-ce qu’un
sursaut d’orgueil inespéré allait leur faire relever la tête? La réponse
se trouve un peu entre les deux. Tout d’abord, le HCB a bénéficié d’un
double avantage numérique. Sans confiance aucune, l’attaque massive biennoise
se contentait de regarder Sébastien Bordeleau et Thomas Nüssli allumer le
portier tessinois. Bilan pour les deux hommes: une dizaine de lancer, la
plupart bloqués, un lancer du Canadien sur le poteau, et quelques sifflets tout
de même pour dénoncer l’égoïsme et le manque de lucidité des deux hommes.
Et puis, Sébastien
Bordeleau a compris. Il exécuta une transversale parfaite pour Rico Fata qui ne
se fit pas prier pour inscrire la première réussite biennoise (24ème).
Mieux vaut tard que jamais, comme on dit…
Ce but aura le mérite
de secouer la troupe de Kent Ruhnke, qui sortit peu à peu la tête de l’eau et
qui réussit pour la première fois du match à aligner quelques passes dignes de
ce nom. Reto Berra et Thomas Bäumle ont de leur côté assuré le spectacle avec des
arrêts déterminants, respectivement sur Alain Demuth (33ème) et
Kevin Lötscher (27ème).
Mieux dans leurs patins
et sans doute dans leurs têtes, les Biennois mettaient enfin les Léventins en
difficulté. Un but de Gianni Ehrensperger, annulé de manière discutable par le
quatuor arbitrale (35ème), aurait même pu changer la physionomie de
la rencontre puisque Rick Jackman trompa un Thomas Bäumle masqué juste avant
la fin de la période médiane (40ème).
Mené d’une longueur à
l’entame de la troisième période, les Biennois ont tout tenté durant les cinq
premières minutes de la période. Sébastien Bordeleau par deux fois, Philipp
Wetzel et Philippe Seydoux ont tous trois eu de grosses chances d’égaliser,
mais tour à tour ils se sont cassés les dents sur un Thomas Bäumle décidément
en grande forme.
Et ce qui devait
arriver arriva, un énième revirement en zone neutre offrait un contre à trois
contre un pour les Tessinois. Kirby Law, Adrian Brunner et Claudio Neff nous
ont alors offert un modèle de jeu de passe à trois, qui permit à ce dernier de
crucifier son ancien employeur (52ème). Le «coup de
poker» de Kent Ruhnke en fin de rencontre ne changea rien, Alain Demuth
pouvait inscrire la cinquième réussite léventine dans la cage vide (57ème).
En plus de la
prestation médiocre, on retiendra surtout le fait que Kent Ruhnke est borné dans
ses choix. Les Ajoulots Jordane Hauert et Steven Barras n’étaient, une fois de plus, pas
convoqués. Leur présence dans l’alignement ne ferait pas de mal dans l’effectif
seelandais. Le manque de concurrence est flagrant. La nonchalance, la
passivité, bref le comportement général d’un joueur comme Thomas Nüssli est une
honte pour le club. Pourtant rien ne change et aucune sanction n’est
prise…
De leur côté, Les
Léventins n’espéraient sans doute pas tant d’offrandes de la part de leur
adversaire. Possédant désormais l’avantage de la glace, Paolo Duca et Cie ont
dorénavant toutes les cartes en main pour partir le plus rapidement possible en
vacances. |