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La fin de l’aventure pour Ralph Krueger est d’autant plus difficile qu’elle a duré 13 ans. Il restera dans les annales du hockey suisse comme le coach qui a remis l’équipe suisse sur rails après des années d’errements. Mais le silence assourdissant des absents, tels Reto von Arx, Marcel Jenni ou Beat Forster, par exemple et sa constance à ignorer tout ce qui patine à Davos auront finalement eu raison de lui.
En attendant l’ère Sean Simpson, la musique s’est éteinte à Vancouver sur une note plus que positive pour la Nati de Ralph Krueger, car pour un peu, cette rencontre aurait très bien pu tourner en faveur des Suisses. Ce qui fait que de façon assez inattendue, les Etats-Unis ont même dû s’accrocher à leur rêve olympique par les ongles en fin de match.
Les deux équipes ont tenté le KO dès le début : Raffaele Sannitz et Ryan Malone ont tenté de surprendre l’une et l’autre des deux défenses dans les trois premières minutes de jeu, sans succès. Mais le ton était donné. Cependant, la pression a été sans conteste américaine tout au long du 1er vingt, à voir le décompte des tirs cadrés (18 à 4).
Et la Suisse a parfois eu la chance de son côté, notamment lorsqu’elle a laissé trop d’espace aux Américains et que Jonas Hiller s’est retrouvé seul sur certaines phases de jeu. Mais les Helvètes ont aussi su s’accommoder de cette domination et relever le défi physique imposé par les Etats-Unis, à l'image de Mathias Seger ou de Luca Sbisa omniprésents en défense. Et c’est pourquoi on a craint le pire lorsque Sbisa a été atteint à un doigt de la main gauche suite à un lancer en première période. Mais il est revenu courageusement sur la glace, deux doigts liés ensemble et gant coupé !
Deuxième tiers, même schéma : les Américains ont été dominateurs de par leur engagement physique, mais ont souvent été empruntés dans les derniers mètres face à cette défense suisse qui ne leur laissait que peu d’espace, qui a su faire le dos rond et même, lancer des contre. Le temps passant sans que leurs efforts ne paient, les Etats-Unis ont semblé peu à peu se poser des questions et patinèrent donc moins qu’avant. Ce faisant, ils perdirent leur homogénéité.
La chance a aussi été diablement présente pour les Suisses, par exemple lorsque les États-Unis sont passés à un minuscule dixième de seconde d'inscrire un premier but consécutivement à un tir de Ryan Kesler : Hiller a tenté de stopper ce tir, mais il a involontairement poussé la rondelle par-dessus sa tête et dans son propre but. Toutefois, la reprise vidéo a démontré que la rondelle n'avait pas franchi la ligne au moment de la sirène.
Sans doute frustrés, les Américains entament le 3ème tiers remonté comme des coucous suisses et Paul Stastny touchait même le fer des buts de Hiller après 24 secondes. Pire, cette débauche d’énergie poussa droit derrière Philippe Furrer à la faute. Encore plus survolté, Zach Parise ne mit que 12 secondes pour régler chanceusement le sort de Jonas Hiller dans un power-play express.
Le gardien américain Ryan Miller a également eu sa part de chance en troisième période quand le lancer de Sandy Jeannin a frappé l'intérieur du poteau gauche tant et si bien que le juge de but avait allumé la lumière rouge. Sur le contre, les Américains ont bien cru avoir doublé leur avance, mais le but a été refusé puisque Ryan Kesler a été sanctionné de 2’ pour crosse haute (56ème) avant que le puck ne rentre dans le but suisse.
Depuis ce power-play et durant les 14 dernières minutes de jeu, le match a été suisse, les Etats-Unis ne courant plus de risques. Prenant de l’assurance, les hommes de Raph Krueger se sentirent capables d’égaliser et notamment, la ligne Jeanin-Wick-Lemm a été très présente, donnant de bons moments de hockey et Miller a même eu du boulot devant la cage américaine.
Dans la dernière minute, Ralph Krueger prit son temps-mort pour faire sortir son gardien et une échappée de Parise à 12seconde de la fin a mis un terme aux derniers espoirs suisses de ½ finale.
Le tournoi olympique prend donc fin pour les Helvètes. Que dire, si ce n’est que la Suisse a joué tout au long du tournoi d’une manière disciplinée et surtout, qu’elle a progressé. Ce sera maintenant à Sean Simpson de prendre le relais pour diriger la Nati dès les championnats du monde qui auront lieu en mai en Allemagne.
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