| Un match comme tant d'autres auparavant |
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Ainsi donc, le HC Bienne ne disputera selon toute vraisemblance pas les play-off pour sa deuxième année depuis son retour dans la grande ligue. Compte tenu du budget à disposition et des objectifs fixés (le maintien avant tout), cela ne constitue pas vraiment une surprise. Alors qu’il reste trois matches à jouer et sept points à combler sur Lugano, il faudrait désormais un miracle (un vrai) pour voir les Seelandais participer aux séries pour le titre. Amené à s’exprimer cette semaine sur le parcours des siens, le directeur sportif Kevin Schläpfer avait eu ses mots: «Si quelqu’un nous avait dit avant le début de la saison que nous en serions là où nous en sommes aujourd’hui, nous aurions tout de suite signé…» Pas faux, mais malheureusement cela ne suffira pas!
Combien de parties le HC Bienne a-t-il dominé depuis le début du mois de décembre et la fin de sa série de douze défaites puis finit par perdre? Trois, quatre, cinq, peut-être plus? Face à Berne, le scénario fut en tout point identique aux précédents, notamment lors d’une première période où les Ours de la capitale ne sont sortis qu’à quatre reprises de leur tanière. Leur salaire? Deux buts, inscrits par Ivo Rüthemann (12ème) et Etienne Froidevaux (19ème), une efficacité maximale donc. En face, le HCB a tout donné, s’est créé de multiples occasions, une bonne dizaine certainement, mais n’est par parvenu à tromper la vigilance d’un Marco Bührer parfaitement dans son match. Rageant!
Et puis le HCB paye également un lourd tribut à ses trop nombreuses erreurs individuelles, qui amènent souvent des pénalités et des avantages numériques pour l’adversaire (même si hier soir le quatuor arbitral n’aura convaincu personne). C’est ainsi que sera marqué le troisième but de la soirée, signé Ivo Rüthemann (22ème). Et c’est déjà de cette manière que l’attaquant international avait ouvert le score en première période. Humiliés lors de leurs trois dernières visites au Stade de Glace, les Bernois avaient à cœur de mieux faire cette fois-ci. Même en présentant un jeu sans grand relief, après tout il n’y a au final que le nombre de buts inscrits qui compte…
Mais, pour reprendre un slogan souvent utilisé ces dernières saisons, le HC Bienne n’abandonne jamais. Il a ainsi suffi d’une action pour provoquer le déclic. C’est le géant Philipp Wetzel (celui-là même qui s’était frotté à Lee Goren en première période) qui se chargea de rallumer la flamme de l’espoir peu avant la mi-match. S’en suivit alors une longue période de domination seelandaise, où le SCB, leader du championnat faut-il le rappeler, n’eut d’autre choix que de sortir le puck de sa zone de défense lorsqu’il le put. En toute logique, le HCB trouva le chemin des filets pour la deuxième fois en fin de tiers, par le toujours très remuant Sébastien Bordeleau. Il était à nouveau permis d’y croire.
Mais les espoirs allaient être de courte durée. Alors qu’il avait produit tant d’efforts pour revenir à une longueur de son voisin et qu’il sortait d’une période de 46 secondes avec deux hommes de plus sur la glace, le HCB vit son travail réduit à néant en l’espace de quelques secondes. Le temps pour le jeune Tristan Schwerwey de se balader dans la défense locale pour aller tranquillement inscrire le quatrième but de son équipe. C’est bien là la différence entre les équipes du haut de tableau et le HC Bienne: la concrétisation. Alors qu’il faut souvent de multiples occasions nettes aux Biennois pour allumer la lampe rouge, leurs adversaires font mouche quasiment sur la moitié d’entres elles.
Malgré ce nouveau déficit de deux buts, les «rouge et jaune» ont continué d’y croire jusqu’au bout, lançant leurs dernière forces dans une bataille qu’ils ne remporteront finalement pas. Fribourg ayant acquis sa qualification hier après sa victoire à Rapperswil, seul Lugano peut désormais encore être rejoint par le HCB. Mais avec sept points à combler, il faudrait vraiment un miracle pour voir Kent Runhke et ses hommes figurer en vert sur la page 242 du Teletext au soir du 6 mars. Mais qui a dit que Bienne n’abandonne jamais? |