|  | |  | | Photo Photopress | | La défense genevoise mise à rude épreuve |
L’enjeu était simple: en cas de victoire, soit les Genevois pouvaient revenir à un point de leur adversaire du soir, soit le SCB avait l’occasion de prendre le large et donc de consolider sa première place au classement. Cette rencontre marquait également le retour de John Gobbi sous les couleurs genevoises, le défenseur tessinois étant absent des patinoires depuis le 21 novembre dernier lorsqu’il avait été commotionné dans cette même Postfinance Arena.
Le match a démarré sur un rythme très élevé et chaque équipe a très vite disposé de quelques situations dangereuses devant les buts adverses. Ainsi, après 9 minutes, Thomas Deruns écope de 2x2 minutes de pénalité pour crosse haute. Une occasion en or pour ouvrir le score, mais les Bernois ne surent pas en profiter. Ce seront même les Genevois qui, lors d’un contre, risqueront de marquer le 1-0 alors qu’ils se sont présentés à 3 contre 1 devant Marco Bührer qui s’interposera sur la séquence. Ce premier tiers temps s’est malgré tout achevé sur un score nul et vierge, mais il fut très intense avec peu d’arrêts de jeu et une circulation de puck très rapide.
Dès le début du deuxième tiers, les Ours prirent l’ascendant sur des Aigles qui éprouvèrent d’énormes difficultés à sortir de leur zone. Après avoir laissé filer une occasion de marquer lors d’une supériorité numérique, les hommes de Larry Huras s’inscrivent les premiers au pointage, suite à un magnifique jeu de passe entre Lee Goren et Etienne Froideveaux que conclu ce dernier laissé seul devant le but de Stephan. C’était mérité pour les Bernois qui regagnent les vestiaires avec cette courte avance, car cette deuxième période a été largement dominée par eux, grâce notamment à leur remarquable discipline qui a fait qu’ils n’ont pas écopé de la moindre pénalité après 40 minutes de jeu.
La dernière période a pourtant mal démarré pour Genève qui concèderent deux pénalités consécutivement, mais le box-play genevois fit un travail remarquable –comme toujours- rendant encore tout possible pour les Aigles.
Vers la 50ème minute, les Genevois jetèrent toutes leurs forces dans la bataille et mirent une pression impressionnante sur l’arrière-garde bernoise. Celle-ci finit d’ailleurs enfin par céder à 8 minutes du terme de la partie lorsque Goran Bezina décocha un bon tir du poignet de la ligne bleue qui trompa Bührer masqué.
Pire, le portier bernois, visiblement perturbé par le but qu’il venait d’encaisser, fit trébucher un attaquant genevois et offrit un peu bêtement aux visiteurs un power-play. Et donc une occasion de marquer et cela a été chose faite après même pas 20 secondes de supériorité numérique, lorsque Jonathan Mercier trompa Bührer d’un tir de la ligne bleue dont le portier bernois n’avait pas vu le départ.
Les hommes de Chris McSorley ont donc complètement renversé la physionomie de la rencontre en l’espace de quelques minutes. C’était maintenant au tour des Bernois de tout tenter pour arracher l’égalisation. Ils y sont presque parvenus lorsque Travis Roche a vu Goren seul à hauteur du cercle d’engagement gauche, mais le tir sur réception du Canadien a été arrêté par Stephan qui réalisa là une intervention tout simplement extraordinaire…
Puis, les Genevois profitèrent d’une défense bernoise tournée vers l’offensive –et donc qui s’est découverte- pour sceller le sort de la partie grâce à un très bon Flurin Randegger qui surprit Bührer d’un tir du poignet. Thomas Deruns ajoutera enfin une réussite dans un filet désert, après que le portier bernois ait quitté sa cage pour permettre à son équipe d’évoluer à 6 contre 4.
Les Aigles reviennent donc de la Postfinance Arena avec une victoire en poche qui souligne une remarquable force de caractère alors qu’ils avaient été largement pressés en défense dans le deuxième tiers. Et une mention spéciale à Tobias Stephan qui a su garder son équipe dans le match lors des moments difficiles qu’elle a traversé.
Alors que si les joueurs de la capitale ont disputé également un très bon match, ils se sont montrés trop attentistes en fin de rencontre et n’ont pas su profiter de leurs nombreux avantages numériques qui leur auraient permis de plier la rencontre. |