|  | |  | | Photo Mathias Fructuoso | |
Le premier tiers fut un véritable monologue des Dragons, qui jouèrent tout simplement un cran au-dessus de leur adversaire d'un soir. La domination fut telle que Fribourg lança dans ce tiersvingt fois en direction de Reto Berra contre sept petits lancers des Seelandais bien timorés.
Et emmené par un Andreï Bykov des grands soirs, la première réussite de la soirée fut un petit bijou. Le petit tsar de St Léonard entra dans la zone adverse en virevoltant comme à son habitude, il fit une passe à l'aveugle et du revers pour son compère Julien Sprunger qui conclut victorieusement par un tir en back-end pour le un à zéro.
Moins de trois minutes plus tard, Andreï Bykov prit une fois de plus la défense adverse de vitesse, glissa la rondelle à son capitaine Shawn Heinz pour un tir puissant sur le portier Seelandais qui ne put que renvoyer la rondelle devant lui, Julien Sprunger surgit de sa boite pour le deux à zéro.
Gottéron aurait pu tuer le match entre la neuvième et onzième minute, car pendant 1’28’’, les joueurs locaux ont évolués à cinq contre trois, se créant quelques chances de buts, dont deux pour le Québécois Serge Aubin qui ce soir n'a pas réussit à tromper Reto Berra. Mais ce ne fut que partie remise: en effet, en supériorité numérique l'Américain Mark Mowers, servi par Shawn Heinz et Sandy Jeannin, envoya un véritable boulet de canon pour le trois à zéro. Après seulement un tiers, le match était malheureusement joué, les joueurs de Kent Ruhnke furent tout simplement incapable de faire douter un Gottéron tout simplement supérieur et plus équilibré.
Fribourg, lui, se contenta juste de gérer. Et c’est presque pour l'anecdote que le très discret Robin Leblanc, d'un tir du poignée donc il a le secret, trompa le malheureux Reto Berra à moins de sept minutes de la fin de la rencontre. Les Biennois sauvèrent tout de même l'honneur par le travailleur Kevin Lötscher, bien servi par Rico Fata et Curtis Brown.
Fribourg-Gottéron n'a pas laissé planer de doute ce soir même si son jeu minimaliste des deux derniers tiers temps aurait pu lui être fatal face à un adversaire d'un calibre supérieur. Demain après midi, il faudra confirmer ce bon résultat face à Ambri-Piotta.
Reste juste à souligner que Julien Sprunger a fêté à sa manière son nouveau contrat avec les Dragons par deux réussites histoire de montrer aux dirigeants que l'argent dépensé l’a bien été. Si le 86 a brillé, c'est aussi grâce à un petit génie, Andreï Bykov, qui est un véritable régal à voir jouer: il ne patine pas, il vole tout simplement sur la glace avec une certaine grâce et tant sa vitesse que sa technique font tout simplement penser à son père Slava, présent dans toutes les mémoires. |